LA PORTE DU SOUSS

Carnet de voyage de Marrakech à Agadir, Maroc. Jacques Bravo

La destination traditionnelle c’est évidemment Tafraout qu’il faut aborder quand les amandiers tendent la montagne d’un inoubliable rose pastel qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Si c’est trop tôt, ou trop tard, la séduction demeure quand même, qu’on se rassure : Tafraout, « cité multiple », égaillée dans des rochers aussi roses qu’à Ploumanac’h, est toujours fidèle au rendez-vous.

 
amandiers en fleurs-25.jpg
amandiers tafraoute 2-26.jpg

Grâce à elle vous changez de planète à une heure d’Agadir, la ville miraculée. Pour l’apprécier, il faut s’en imprégner, c’est-à-dire y rester quelques jours, car vous pouvez rayonner vers l’ouest ou vers le sud, cette frontière du Bani qui bordure le grand désert. Une chaîne de petites montagnes dont le chaos garantit la beauté, percées de foum, c’est-à-dire de passages creusés par des torrents qui ne font plus guère que de la figuration mais multiplient les oasis nourries d’une eau bien cachée car se protégeant elle aussi du soleil.

Tafraout, village d'Adaï.-13.jpg

Adaï.

Village et mosquée d’un village « exemplaire » dans la région de Tafraout. 

Couleur caractéristique dans le chaos granitique.

region Tafraoute 8-18.jpg

Vallée des Ameln

region tafraoute8 2-16.jpg

Vallée des Ameln

region Tafraoute Tioulit 11-17.jpg

Village fortifié de Tioulit

Tafraoute5_DxOFP-8.jpg
tazca 2 tafraoute-7.jpg

Tafraout.

Village de Adaï, quelques maisons habilement construites triomphent du maelstrom granitique au milieu duquel elles se protègent.

tazca tafraoute-6.jpg
femme tafraoute 3-23.jpg

Tafraout.

Elle était là, immobile, s’offrant un petit répit de deux minutes. Alors que j’attendais l’éclosion simultanée des amandiers qui font de la dure pierre désolée, soudainement, une mousseline d’un rose si tendre. Et si fugace. Comme dans le Test, on voudrait rester quinze jours, pour ne rien perdre dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Elle était là, hiératique, assise sur un bloc de racines entrelacées, entre deux palmiers. Comme sur la selle d’un dromadaire. Ou plutôt comme sur un banc public, quelque part dans cette vallée des Ameln qui obsède peintres et photographes.

Tafraoute, femme dans la palmeraie 2-3.j
Tafraoute-4.jpg
femme tafraoute 4-22.jpg
route des amandiers tafraou-15.jpg
region tafraoute 2-2-20.jpg
femme au vent tafraoute-9.jpg
femme tafraoute 2-24.jpg
Tafraoute, Amandiers en fleurs-2.jpg
tafraoute rocher du  2-1.jpg
tafraoute 7 2-10.jpg
Tafraoute 2_DxOFP-14.jpg
482_Vallée_des_Ameln_jb-5.jpg
475_village_d'Adaï_Tafraoute_JB-27.jpg
region de tafraoute-21.jpg
region tafraoute 3-19.jpg
Tafraoute_région_2-11.jpg