LA ROUTE IMPÉRIALE

 

Moulay Idriss et Volubilis

Moulay Idriss, capitale du Zerhoun, mausolée, point névralgique, est mieux qu’un symbole ou une relique : la réalité d’une foi.

Khemisset.

Une ferme sur sa colline, un terroir dont les lignes élégantes n’ont rien à envier à la Toscane.

N’Zala des Beni Amar.

Non, ce n’est pas Moulay Idriss, mais c’est tout près, à quelques kilomètres, dans un détour si photogénique du massif du Zerhoun, une des merveilles du Maroc. Cet important village semble sortir de l’olivier (il y en a plus de trois cent mille dans cette montagne cultivée comme un jardin). Fin de matinée de janvier, et sa lumière si subtile. Un homme laboure tout ce qui est labourable entre les troncs, pas un mètre carré n’est perdu. On dirait aussi la lampe d’Aladin : ce n’est pas un génie qui apparaît, mais un village.

Moulay Idriss.

Dans les brumes matinales de février, une position exceptionnelle, où va se jouer une part essentielle de l’histoire du Maroc. Il était une fois un prince venu d’orient…

Moulay Idriss.

Les toits du mausolée Moulay Idriss

Moulay Idriss.

Jacques Majorelle a peint en 1928  "Moulay Idriss, Djebel Zehroun ou le Sanctuaire de Moulay Idriss" . La ville Sainte était interdite aux non Musulmans. Peu de choses ont changé.

Moulay Idriss.

La première cour du mausolée Moulay Idriss

Moulay Idriss.

Le minaret circulaire qui domine la medersa de la ville de Moulay Idriss  est unique au Maroc. De construction récente puisqu'il date de 1939. Il est couvert de faïences vertes sur lesquelles sont inscrits en une écriture stylisée, des versets du Coran

La ville sainte de Moulay Idriss.

Les ruines de Volubilis et la ville de Moulay Idriss

Moulay Idriss.

En route vers Meknès

 

Meknès

Le mausolée Moulay Ismail, le prince du Tafilalet, devenu empereur, refondateur des deux royaumes de Fès et de Marrakech.   Dans la ville née de sa volonté.

Meknès

Cour du tombeau de Moulay Ismael, lieu saint musulman, orné de mosaïques de faïence émaillées. Le sultan Moulay Ismael (1646-1727) entretint un harem où se succédèrent près de 600 femmes, lui donnant près de 700 enfants.

Meknès

Devant l'impériale bab el-Khémis, la porte du jeudi aux décors d'écoinçons noirs encadrés de zélliges verts.

Meknès

Porte Bab Mansour El Aleuj, la plus monumentale du Maroc, la marque de l’impériale Meknès

 

Ifrane

Ifrane.

Ce n’est pas sans raison que le plus grand fleuve du Maroc s’appelle « Mère du printemps » :la fonte des neiges, précoce, fait jaillir toutes les eaux du Maroc qui cascadent vers l’Atlantique ou le Sahara.

Pour saisir la présence de l’eau, j’ai dû installer l’appareil sur un pied pour obtenir un effet pastel, car la lumière est ténue. C’est alors que j’ai entendu le claquement des sabots d’un cheval : un adolescent arrivait au petit trot. J’ai rangé mon matériel pour le laisser passer. Il soignait son cheval, sa fortune. Avec des gestes rapides de cow-boy.

Les cascades d'Ifrane

 

Figuig

Un autre monde

Figuig.

La route vers cette oasis au caractère très affirmé, province à elle seule, donne une petite idée de l’infini.

Figuig.

Dans sa mer de palmes, entre deux mondes. Son régime de la distribution des eaux est un modèle du genre.

Figuig.

Quand l’eau est la plus précieuse des denrées, on mesure sa hauteur en millimètres, et les chiffres ne se discutent pas. Une femme apporte en dot des heures d’irrigation calculées en minutes. L’eau, c’est de l’or, bleu. Et Figuig ne vit que de ses vingt et un bassins qui stockent son avenir.

Figuig.

On ne répare pas, on construit plus loin, souvent tout près surtout quand la terre arable est si rare.

Figuig.

La palmeraie et ses montagnes qui fournissent l'eau si essentielle.

Figuig.

La mosquée octogonale de Figuig. construite au XIème siècle 

Figuig.

La palmeraie dans ses derniers rayons de soleil 

Figuig.

Sur la route d’Er Rachidia, la dernière oasis avant d'atteindre un monde très minéral . 

© 2019 by Jacques Bravo