Indonésie : Expédition en Terres Oubliées de la Fondation Iris

 

ÉPISODE 4

 DANS LEQUEL ON ASSISTE À LA MIGRATION NOCTURNE D’ÉTRANGES MAMMIFÈRES VOLANTS

Carnet de voyage du photographe Jacques Bravo dans les peties iles de la sonde en Indonésie. Ile de Florès

16 Juillet 2015 

Ce matin Agus doit passer à la capitainerie et à l’office du tourisme pour récupérer les permis officiels pour entrer dans le Parc National de Komodo. La navette nous débarque directement dans la halle aux poissons, un vrai spectacle! Partout des montagnes de poissons séchés (pour la conservation le sel remplace le congélateur). C’est parfois très... odorant!

 

Port de Labuan Bajo, Ile de Florès

 

Marché aux poissons de Labuan Bajo, Ile de Florès

 

Les prises de la nuit, elles, ont des couleurs incroyables. On en prend toute une série pour Agathe qui veut les dessiner.

En sortant du marché aux poissons nous voyons une publicité peinte sur un mur encourageant la population à ramasser ses déchets pour préserver la mangrove.

 

Un long chemin à parcourir nous semble-t-il pour l’Indonésie dont les 17000 îles se recouvrent jour après jour de plus de déchets plastique!

 

Un petit coup de « biskayu » (bis = bus, kayu = en bois) et nous voilà sur un autre marché. Des épices en tout genre, de grosses racines proches du gingembre, des fruits de toutes sortes (corossols, mangues, salaks, bananes, jujubes, pamplemousses, oranges ou clémentines,...), des légumes... et bien sur du bétel (noix d’Arec entourée d’une feuille de bétel avec de la chaux). Les volailles sont partout...

 

Encore trois heures de navigation et nous arrivons à Rinca Desa un petit village de pêcheurs dans le parc national de Komodo. Dans la rade, à notre arrivée, on aperçoit une structure de bambou qui sert à entreposer les filets avec les poissons vivants capturés : c’est le frigo commun.

L’annexe nous débarque à 100 mètres du rivage. Au fur et à mesure que nous avançons dans une eau assez marécageuse, on découvre une pollution terrible, sacs plastiques, déchets de toutes sortes, excréments... Avec la mangrove toute proche, nous nous souvenons du mural « Sauvez la mangrove » vu à Labuan Bajo ce matin-même, et réalisons une fois encore quel chemin il reste à parcourir avant que la conscience écologique des indonésiens s’éveille.

 

C’est manifestement un village très pauvre qui ne vit que de la pêche, cette saleté est désolante, mais il y a quand même quelques maisons très soignées avec de jolies couleurs vives.

 

Les gens sont souriants et les enfants espiègles

 

Ce soir c’est le dernier jour du Ramadan et les gens se préparent pour la fête demain. Tout le monde est à la maison pour partager le repas du soir. Demain matin, tous bien habillés, ils iront prier, puis visiter la famille. Sur une petite place une grande coupe de lait de coco est en train de cuire sur un feu de bois : cela durera trois heures pour obtenir de l’huile de coco.

Dans la mangrove à Rhizophora (palétuvier rouge) on entend des moules claquer, la vase noire est parsemée de flaques qui réfléchissent les grandes racines. Un jeune villageois y relâche un petit serpent qu’il tient fermement entre des doigts, un aigle pêcheur survole le lieu de son vol planant et scrutateur: ambiance un peu inquiétante, mais assez poétique au coucher du soleil.

 

Le soir Agus prépare du riz spécial pour la fête du ramadan : mettre du riz pre cuit dans du lait de coco, des feuilles de Pandanus odorata et du sel dans des petits paniers de feuilles de bananier tressées ; cuire à la vapeur pendant 1 h. Il a également prépare une soupe délicieuse avec des feuilles de Moringa (espèce légèrement différente de celle de Madagascar).

Nous finissons la journée au coucher du soleil en face de l’île mangrove de Kalong en assistant à l’incroyable migration nocturne des chauves-souris qui s’envolent par dizaine de milliers pour s’abattre dans les vergers et forêts de l’île de Rinca et y manger des fruits. Ce ballet extraordinaire durera toute la nuit. Elles reviendront au matin de manière plus dispersée. Photographes et drone s’en donnent à cœur joie.

 

Le soir Agus prépare du riz spécial pour la fête du ramadan : mettre du riz pre cuit dans du lait de coco, des feuilles de Pandanus odorata et du sel dans des petits paniers de feuilles de bananier tressées ; cuire à la vapeur pendant 1 h. Il a également prépare une soupe délicieuse avec des feuilles de Moringa (espèce légèrement différente de celle de Madagascar).

Nous finissons la journée au coucher du soleil en face de l’île mangrove de Kalong en assistant à l’incroyable migration nocturne des chauves-souris qui s’envolent par dizaine de milliers pour s’abattre dans les vergers et forêts de l’île de Rinca et y manger des fruits. Ce ballet extraordinaire durera toute la nuit. Elles reviendront au matin de manière plus dispersée. Photographes et drone s’en donnent à cœur joie.

livre au premier matin du monde
Capture d’écran 2018-10-02 à 17.00.35.jp

© 2019 by Jacques Bravo