LA PORTE DU SOUS

La destination traditionnelle c’est évidemment Tafraout qu’il faut aborder quand les amandiers tendent la montagne d’un inoubliable rose pastel qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Si c’est trop tôt, ou trop tard, la séduction demeure quand même, qu’on se rassure : Tafraout, « cité multiple », égaillée dans des rochers aussi roses qu’à Ploumanac’h, est toujours fidèle au rendez-vous.

 

Taroudannt.

Ses murailles lui font un écrin qui a des allures de Marrakech : la ville des Saadiens est vraiment une perle cachée.

Adaï.

Village et mosquée d’un village « exemplaire » dans la région de Tafraout. 

Couleur caractéristique dans le chaos granitique.

Vallée des Ameln

Tizi N’Test.

Si le printemps est précoce, il est très court, l’été souvent trop long. Les agriculteurs de la montagne ont développé des techniques de cultures en terrasses qui nourrissent un peuple depuis des siècles.

Tizi N’Test.

Tafraout.

Village de Adaï, quelques maisons habilement construites triomphent du maelstrom granitique au milieu duquel elles se protègent.

Tafraout.

Elle était là, immobile, s’offrant un petit répit de deux minutes. Alors que j’attendais l’éclosion simultanée des amandiers qui font de la dure pierre désolée, soudainement, une mousseline d’un rose si tendre. Et si fugace. Comme dans le Test, on voudrait rester quinze jours, pour ne rien perdre dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres. Elle était là, hiératique, assise sur un bloc de racines entrelacées, entre deux palmiers. Comme sur la selle d’un dromadaire. Ou plutôt comme sur un banc public, quelque part dans cette vallée des Ameln qui obsède peintres et photographes.

© 2019 by Jacques Bravo